Une politique étrangère cohérente et sincère.

Dernière mise à jour : 7 oct. 2021

Le double standard dans les relations entre pays, ne sont pas l'apanage des puissances occidentales vis-à-vis des pays du sud, pauvres et très endettés. Il faut croire qu'une gradation implicite existe entre les acteurs étatiques. Parmi les grandes puissances, certaines sont dorénavant moyennes. Les rapports économiques, politiques et diplomatiques entre ces puissances, s'en trouvent transformés. Il en va de même pour les pays faibles militairement, économiquement et politiquement entre eux.

Comment expliquer autrement, la réaction du président Mauritanien, à la décision souveraine du Mali de faire appel à d'autres partenaires militaires, pour s'assurer de l'élimination des menaces terroristes et afin de récupérer la jouissance de l'ensemble de son territoire ?


En sachant, qu'interrogé sur la situation politique en Tunisie par RFI et France24, le président avait judicieusement évité de s'exprimer plus avant sur le sujet. Marque de sagesse qui constitue une doctrine de politique étrangère à part entière pour notre pays.


La Tunisie avec toute l'affection que nous lui portons, ne partage pas de frontières avec nous. Le Mali est non seulement un pays frère, mais c'est aussi et surtout un pays avec lequel nous partageons plus de 2000 km de frontières allant du nord au sud.


Nous ne pouvons que chercher la discussion et l'apaisement, nous devons être la Suisse en matière de diplomatie. Contentons-nous de protéger notre territoire, de mettre en place les mesures concrètes de contrôle renforcée aux frontières, de miser sur la surveillance généralisée par drones et de monter des réseaux de renseignement efficaces.


Nous devons rester dans le cadre que nous avons choisi à savoir le G5 Sahel et agir dans la stricte légalité internationale. Nos accords de défense ne regardent pas nos voisins et réciproquement, nous n'avons pas notre mot à dire sur la conduite de leurs affaires intérieures. Nous pouvons offrir notre aide, nos conseils, notre soutien, notre amitié sincère, mais nous ne pouvons pas assumer la responsabilité de l'état malien envers son peuple.


Il n'est pas juste de la part de notre président de faire entendre sa voix sur ce dossier plus que sur un autre dossier, par exemple les relations entre le Maroc et l'Algérie. Il ne me semble pas avoir entendue un mot prononcé par le président sur la requête simple et directe qui lui a été faite par l'Algérie, de se mêler de ce qui le regarde.


Notre doctrine de politique étrangère africaine doit être basée sur la médiation, la conciliation et la négociation. En dehors de cela, nous devons être des alliés fiables, des voisins bienveillants et proposer notre conception de l'avenir.

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