Peine de mort obligatoire pour les chrétiens accusés de blasphème

Dernière mise à jour : 22 août 2021

En Mauritanie, l’apostasie est punissable de mort. Une nouvelle loi basée sur la charia impose la peine de mort aux chrétiens reconnus coupables de blasphème ou d’actes considérés comme « blasphématoires ».

Le 27 avril dernier, l’Assemblée nationale mauritanienne a adopté une loi qui impose la peine de mort aux personnes reconnues coupable de langage ou d’actes blasphématoires. Même pour les apostats repentants, la peine de mort doit rester en vigueur.


Jusqu’à présent, l’article 306 du Code pénal de Mauritanie permettait de remplacer la peine de mort pour blasphème par l’emprisonnement, si le délinquant se repentait directement. La nouvelle loi anti-blasphème exclut désormais cette possibilité.


La loi anti-blasphème étend également le nombre d’infractions pour lesquelles la peine de mort devrait être prononcée à l’«apostasie». Elle prévoit notamment une peine de prison qui peut aller jusqu’à deux ans et une amende qui peut atteindre 600 000 Ouguiyas (environ 13 800 euros) pour «violation des interdictions d’Allah» ou pour «atteintes à la morale publique et aux valeurs islamiques».


La Mauritanie a ratifié de nombreux traités internationaux relatifs aux droits de l’homme, notamment le pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et la Charte africaine des droits de l’homme et des droits internationaux, qui protègent le droit à la vie.


Suite à ces accords, la Mauritanie n’a pas procédé à une exécution depuis 1987. Mais les chrétiens craignent que l’adoption d’une loi anti-blasphème rende la peine de mort obligatoire pour certains crimes liés à l’apostasie.


Source: www.chretiens.info

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